Et si Noël était plus qu’une histoire de cadeaux ?

Ambiance cosy et épurée avec carnet, bougie, tasse, feuille de sauge et cadeau minimaliste en papier kraft, illustrant un retour à l’essentiel pendant les fêtes et une autre façon de penser le fait d’offrir

À la date du 31 octobre, à quoi pensez-vous ?
Aux feuilles orangées, aux citrouilles, à l’ambiance d’Halloween… n’est-ce pas ?
On est encore entre l’été qui s’éloigne et l’hiver qui se prépare.

Alors, quelle ne fut pas ma surprise lorsque, ce 31 octobre précisément, j’ai vu apparaître :
« Noël est là ! »
Noël ? Alors qu’Halloween n’avait même pas commencé.

Pourquoi précipiter les choses alors que le temps file déjà si vite ?

À peine Halloween terminé, les vitrines, les pubs, les mails… tout bascule déjà vers Noël.
Pas le temps de respirer, pas le temps de savourer : on est immédiatement plongé dans le bain des “acheter, prévoir, offrir, plaire…”.

La fête que j’aimais tant enfant est devenue, adulte, une période que je redoute.
Ce marketing oppressant étouffe peu à peu la joie que j’associais à cette fête.

Et, d’une certaine manière, nous y contribuons aussi.
À force de vouloir toujours acheter plus, les enseignes ont anticipé nos attentes.

Et cette mécanique à des conséquences très concrètes.
Le résultat ?

  • Trop tôt : mails et promotions dès novembre,
  • Trop cher : les prix flambent,
  • Trop diversifié : calendriers de l’avent pour tout et n’importe quoi,
  • Trop mélangé : Black Friday, promos, tentations partout.

On cherche à faire « de bonnes affaires » sans forcément réfléchir à si cela va réellement plaire.

À quel moment Noël est-il devenu une course plutôt qu’une fête ?

Au-delà de sa dimension religieuse, Noël est avant tout une fête de partage, de chaleur et de présence.
On pense aux autres, avant même de penser à soi.
La preuve d’amour ne se mesure ni en argent, ni en quantité de cadeaux.

Une phrase m’a toujours marquée :
« À Noël, il faut laisser une assiette vide pour celui qui frapperait à la porte. »
Bien sûr, aujourd’hui, le contexte a changé.
Mais ce symbole reste beau : celui d’un moment à partager, simplement, sans rien attendre en retour.

Et ces histoires de nos parents ou grands-parents, recevant une orange comme cadeau…
Étaient-ils malheureux pour autant ?

Ce qui me peine aujourd’hui, c’est de voir l’argent reprendre le dessus sur une fête pourtant si pleine de valeurs.
Les cadeaux, oui, ça fait rêver.
Mais on peut aussi faire plaisir autrement :

  • en partageant du temps,
  • en créant de la douceur dans la préparation,
  • en décorant naturellement,
  • en savourant l’ambiance, sans excès.

Parce que finalement, que retiennent vraiment les enfants ?
Une accumulation de jouets… ou la magie de vivre un moment ensemble ?

Dans mon article sur les tendances mode de janvier, je parlais du retour au minimalisme.
Pourquoi ne pas l’appliquer aussi à notre rapport à Noël ?

Revenir au lien, au partage, à la gratitude pour ce que l’on a déjà, plutôt qu’à la recherche permanente de ce qui manque.

Profiter de l’instant présent.
Prendre conscience du temps partagé.

Créer des souvenirs qui, eux, ne s’achètent pas.

Faire plaisir… sans rien attendre en retour.
Valoriser non pas le nombre de cadeaux, mais la richesse d’être entouré.

Et transmettre à nos enfants autre chose que la logique : “je veux / j’ai / j’en veux encore”.
Transmettre des valeurs, de la joie, des rituels doux, un sens.

Et pourquoi ne pas prendre le temps de faire ce que l’on remet toujours à plus tard le reste de l’année ? Car le temps écoulé ne se rattrape jamais.

Je ne suis pas contre les cadeaux.
Ce que je regrette, c’est la surconsommation de cadeaux achetés par automatisme et qui finissent au fond d’un placard ou retournés en magasin.

Au fil des années, Noël est devenu un moment chargé : une course contre le temps associée à l’idée de « devoir offrir », nourrie par une pression constante des enseignes, au point que l’on en oublie parfois de « bien offrir ».

Un cadeau ne devrait pas être acheté “pour dire qu’on a quelque chose ».
Il devrait être choisi avec le cœur.

Un « vrai » cadeau s’écoute :
on observe l’autre, ce qu’il vit, ce qu’il aime, ce qu’il traverse.
Sa valeur n’est pas dans son prix, mais dans son sens :
l’émotion qu’il suscite, le souvenir qu’il crée ou rappelle, ou simplement l’utilité qu’il aura.

C’est en offrant quelque chose qui résonne vraiment que l’on rend le moment magique.

Parce que Noël ne devrait pas être une course contre le temps,
ni une frénésie de papiers cadeaux à déchirer,
mais un déballage d’émotions, de présence et de chaleur humaine.

Et si cette année, on choisissait d’être – présent, disponible, reconnaissant, attentif à ce qui compte – plutôt que d’en faire trop ? Non pas en renonçant aux cadeaux, mais en remettant du sens dans ce que l’on offre, en ralentissant, en allégeant, en sortant du « toujours plus ». On se recentre sur soi, sur les liens essentiels et on prépare décembre autrement : à son rythme, sans pression, pour retrouver – enfin – ce petit morceau de magie qui nous faisait rêver enfant ✨

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